Saint-Pair-Sur-Mer et Granville-la-Victoire
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  • Éditions Lorisse en février 2010
  • Première éditions en 1912
  • Pages : 140
  • ISBN : 9782758603597
  • Prix : 18,26 €

Présentation de l'éditeur

Auteur : A.H. Bougourd

L’histoire de Saint-Pair-sur-la-Mer et celle de Granville sont étroitement liées, l’expansion de la dernière étant la cause principale du déclin de la première. La situation géographique de Saint-Pair, pratiquement au niveau de la mer, était fort dangereuse et il fallait aux habitants une grande foi religieuse pour s’y maintenir. Comme saint Pair, les saints anachorètes qui s’établirent dans la forêt de Scissy donnèrent souvent leur nom aux lieux qu’ils évangélisaient, leurs connaissances et leur érudition relatives les faisant émerger bien au-dessus des habitants de ces pays presque sauvages, dépourvus de toute culture et occupés essentiellement à rechercher leur nourriture quotidienne. Les religieux du Mont-Saint-Michel exerçaient sur tout le pays environnant une influence considérable. Bien plus que les seigneurs, ils jouissaient de très nombreux droits, alors que les pauvres manants n’en possédaient aucun, à part celui de se taire. Las de supporter le servage et d’être soumis aux coups des hommes d’armes, ils se révoltèrent à deux reprises. La première fois, vers 1134, ce fut en vain. La seconde, quelques années plus tard, leur permit de piller les caves et les celliers et de mettre le feu aux cellules des moines, mais eut pour conséquence un renforcement de la garde sur le Mont-Saint-Michel. Si pour peupler la Roque de Lihou, Thomas de Scales enjoignit les habitants des villages aux alentours de démolir leurs maisons et de les rebâtir sur la Roque, Charles VII, une fois la ville reprise, s’empressa de lui accorder d’importants privilèges et permit ainsi l’accroissement rapide de la ville au détriment de Saint-Pair, qui ne fit plus que décliner. Tout au long de son histoire, Granville dut prendre des mesures pour se protéger des Anglais. La ville sut aussi se défendre contre l’armée vendéenne forte de trente mille combattants animés d’une foi politique et religieuse exacerbée, lors d’un combat de vingt-huit heures, sacrifiant leurs faubourgs en les incendiant eux-mêmes. En reconnaissance de la bravoure de ses défenseurs, la Convention décréta que Granville s’appellerait désormais « Granville-la-Victoire ».

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