Michel BUSSI - Un avion sans elle
Un avion sans elle - Prix Maison de la Presse 2012
  • Éditions Presse de la Cité, Pocket
  • Date : Presse de la Cité 2012, Pocket 2013
  • Pages : 576
  • ISBN : 9782266233897
  • Prix : 7,80 €

Informations Éditeurs

Prix Maison de la Presse

Lyse-Rose ou Émilie ? Quelle est l’identité de l’unique rescapée d’un crash d’avion, une fillette de trois mois ? Deux familles, l’une riche, l’autre pas, se déchirent pour que leur soit reconnue la paternité de celle que les médias ont baptisée « Libellule ».

Dix-huit ans plus tard, un détective privé prétend avoir découvert le fin mot de l’affaire, avant d’être assassiné, laissant derrière lui un cahier contenant tous les détails de son enquête.

Du quartier parisien de la Butte-aux-Cailles jusqu’à Dieppe, du Val-de-Marne aux pentes jurassiennes du mont Terrible, la jeune femme va dénouer les fils de sa propre histoire jusqu’à ce que les masques tombent. Hasards et coïncidences ne sont-ils que les ricochets du destin ? Ou bien quelqu’un, depuis le début, manipule-t-il tous les acteurs de ce drame ?

Notre Avis

Suspense et drame familial

Un accident d’avion. Deux familles se disputent la petite fille de 3 mois rescapée. Nous sommes dans les années 80, pas de test ADN. Qui est-elle ?

1998. Lylie va avoir 18 ans, le détective Crédule Grand-Duc lui a envoyé son carnet avec toutes ses recherches. Il a passé sa vie a enquêté sur ses origines. Son existence sur terre lui parait maintenant désuète. Il décide de mettre fin à ses jours. Tout est prêt, sa mise en scène est très soignée. Il va appuyer sur la détente lorsque ses yeux se posent sur un vieux journal et là c’est le choc, il comprend. Mais cet éclair de « génie » sera de courte durée, quelqu’un s’est introduit dans sa demeure et le tue avant qu’il est pu transmettre sa dernière pensée.

Lylie vient de rejoindre son frère dans un café. Elle est dans un état très particulier. Elle accepte son présent, elle lui laisse un paquet et elle lui annonce qu’il doit attendre une heure avant de l’ouvrir. Ces deux êtres sont fusionnels mais cette journée va marquer un tournant dans leur existence.

Marc va pouvoir se plonger dans les notes de Grand-Duc. L’histoire remonte à son jour noir où un avion s’est crashé dans les montagnes. Tous les passagers sont décédés sauf une petite fille de 3 mois. Mais qui est-elle ? Il y avait deux enfants de cet âge dans l’appareil. Deux familles, deux clans vont se battre pour démontrer leur légitimité. La situation financière des grands-parents risque-t-elle d’influencer le débat : les richissimes de Carville bien connus des milieux parisiens face aux modestes ouvriers normands Les Vitral.

A l’époque l’affaire a fait grand bruit et les médias l’ont largement couvert. Le bébé a été surnommé Libellule. Un choix a été fait. Etait-il le bon ? Quels ont été les conséquences pour les autres membres de la famille et notamment pour celle qui a du faire le deuil des parents et de leur petite-fille.

Une histoire touchante et très réaliste. Un sujet traité avec beaucoup de pudeur. En lisant ce roman, j’ai eu les images du crash du Mont Saint Odile qui se sont affichées devant mes yeux. Car même des années après l’accident il reste une douleur profonde dans les lieux. Les familles ont attachés de petits morceaux de tissus au grillage qui quadrille les lieux du drame. Ces petits témoins de leur douleur et de l’amour flottent ou restent immobile selon la puissance des vents. C’est poignant.

Il est très aisé de s’identifier aux grands-parents à qui ont annonce l’accident. L’envie viscérale que la petite soit leur descendante. Trop de souffrantes. Le pourquoi qui reste sans réponse. Et dans le cas présent le qui ! Qui est ce bébé : Lyse-Rose ou Émilie ? Et les techniques de l’époque qui ne permettent pas d’apporter une réponse. Il faut imaginer combien cela doit être compliqué de confier son histoire familiale dans les mains d’un juge. D’autant plus qu’il doit trancher.

J’ai été aussi très émue par la relation qu’il existe entre Lylie et son frère : frère de sang ou frère adoptif ? Cela ne change rien et en même temps cela change tant de choses…

Le suspense est présent de la première à la dernière page. Les américains ont Harlan Coben, nous avons Michel Bussi : un page-turner accessible à tous, très agréable à lire. Même si je l’avoue j’avais émis une hypothèse à la moitié du roman concernant l’identité de Lylie et j’avais bon. De même que Conan Doyle dans un de ses textes avec l’enveloppe en évidence, Michel Bussi a laissé à ses lecteurs un sacré indice. Alors si vous voulez à votre tour vous glisser dans la peau du détective Grand-Duc sans connaitre sa fin tragique, n’hésitez plus.

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